Changement de nom, investissement renforcé, accord en France avec Canal+, la stratégie de Paramount (+)

C’est avec une petite fiction montage d’une scène de Transformers qu’a démarré la présentation aux investisseurs de ViacomCBS, mettant en scène la présidente non-executive et actionnaire du groupe Shari Redstone et son PDG Bob Bakish au volant du bolide jaune Bumblebee, poursuivi par un autre transformer. « Nous avons de la compagnie!», lance-t-il. « Montrons leur que nous sommes sérieux en affaires!» répond-elle. Le bolide double ses concurrents tout en se transformant dans une poursuite endiablée, avant d’arriver à destination. « Ah ça, c’était une sacrée virée! » s’exclame-t-elle. « Et ce n’était que le début !» ajoute-t-il, alors que la musique en arrière plan fredonne « remember who you are... (souviens toi de qui tu es…) ».

Se transformer pour affronter l’ère du streaming

ViacomCBS avait de grandes annonces à faire, à commencer par celle de son changement de nom pour Paramount Global, sa marque centenaire et historique évoquant les pionniers d’Hollywood, celle également qui avait été choisie pour la plateforme SVOD, Paramount+. Le groupe se met en effet en ordre de marche pour embrasser l’ère du streaming tout en entretenant ses actifs traditionnels, dans un mix gratuit et payant, ce qui va demander un certain investissement. Pour illustrer sa force et ses ambitions, il multiplia lors de sa présentation les références symboliques.

«Deux ans après avoir fusionné Viacom et CBS, nous enchainons succès sur succès, (..) en un an Paramount+ s’est imposée comme une marque qui compte, il y a tant de raisons d’être optimiste » enchaîna Shari Redstone arrivée sur une scène géante. «Les opportunités qui se présentent à nous correspondent à la vision qu’avait mon père, celle d’une société puissante qui créé du contenu que l’audience redemande, encore et encore, sa vision est en train de devenir réalité » lança-t-elle alors que s’affichait en toile de fond sur grand écran le visage de Sumner Redstone, l’homme qui a bâti ViacomCBS à force d’acquisitions, décédé il y a à peine deux ans à l’age de 97 ans alors que CBS et Viacom se rapprochaient pour créer un géant.

«L’an dernier, on nous disait que ce que nous envisagions était Mission Impossible, non seulement cela se révèle possible, mais cela devient réalité» continua Bob Bakish.

Un trimestre record pour Paramount+ et PlutoTV

Le groupe avait de bons chiffres à annoncer. Son activité streaming affiche un recrutement trimestriel record de 9,4 millions d’abonnés supplémentaires (soit +26M sur l’année) à 56,1 millions pour ses différentes offres dont +7,3 M (+21M sur l’année) à 32,8M pour sa plateforme SVOD Paramount+. La plateforme a notamment profité au quatrième trimestre de la retransmission des matchs de la National Football League pour lesquels le groupe a des droits (un accord de 2,1Md$ par saison pour les matches du dimanche au départ destiné uniquement au network CBS et devenu accord multiplateforme) et grace au lancement réussi de 1883, préquelle de la série à succès du groupe Yellowstone. Outre Paramount+, le groupe a quelques autres offres de streaming par abonnement, dont celle de la chaîne premium Showtime en OTT, qui, tout en restant indépendante, va bientôt être intégrée à l’abonnement de Paramount+.

Bob Bakish s’est aussi félicité de la croissance de 10 millions d’utilisateurs à 64,4 millions mensuels, pour la plateforme de streaming gratuit Pluto TV (offrant principalement des chaînes thématiques à partir de programmes de catalogue), la leader des plateformes dite « FAST » pour linear « free ad-supported streaming TV », c’est à dire linéaire gratuite financée par la publicité. Pluto TV a, comme prévu, dépassé le milliard de dollars de chiffre d’affaires en 2021.

« Et il ne s’agit pas que de streaming, nous sentons cet élan partout » a ajouté Bob Bakish, tenant à mettre en avant les différents succès de la télévision linaire, quatre séries des chaînes sur groupe réalisant les meilleures audiences Nielsen du 4ème trimestre : NCIS, FBI et Equalizer sur le network CBS, suivies de Yellowstone sur Paramount Network, tandis que Dexter New Blood de Showtime fut la série premium la plus regardée. Bob Bakish a aussi souligné le succès renouvelé sur CBS du programme de news 60 Minutes et de la sitcom Young Sheldon, ainsi que celui du jeu de télé-réalité de MTV, The Challenge, et celui auprès des enfants de Paw Patrol de Nickelodeon, tandis qu’au cinéma les films Jackass Forever et Scream avaient démarré numéro un au box office.

Lancement de Paramount+ en France seconde partie d’année

Paramount+ est la dernière née des plateformes de streaming SVOD, lancée il y a tout juste un an aux États-Unis (remplaçant CBS All Access), puis au Canada et en Amérique latine. Elle prévoit maintenant de s’étendre dans les prochains mois en Europe, l’Angleterre et la Corée du Sud d’ici l’été, l’Allemagne, l’Italie ainsi que la France en seconde partie d’année, a indiqué le groupe.

Fidèle à sa stratégie de chercher à passer des accords pour la distribution à l’international, le groupe a annoncé en avoir conclu un en ce sens avec Canal+, après celui signé auparavant avec Sky sur ses territoires Angleterre, Allemagne et Italie. «Les accords de distribution incluant Paramount+ dans des offres groupées nous permettent d’accéder très rapidement à une base d’abonnés existante, avec un coût d’acquisition très réduit et bien moins de risques de désabonnement» a commenté Bob Bakish à ce sujet. Avec Sky, le partenariat va plus loin, une autre offre SVOD, SkyShowtime devant être lancée dans 22 territoires complémentaires en Europe. En France, Paramount+ rejoindra l’offre CinéSéries de Canal+, tout en étant disponible indépendamment en téléchargeant l’app, en OTT ou sur les téléviseurs connectés.

6 milliards pour 100 millions

Fort de ces bons résultats, le groupe a donc décidé de relever ses objectifs dans le streaming, et vise maintenant les 100 millions abonnés en 2024 au lieu de 60 millions précédemment.  « Nous sommes une année en avance des prévisions, nous avançons vite et souhaitons donner encore plus de vitesse » a expliqué Bob Bakish. Ce qui ne pourra se faire sans aussi ré-hausser le budget, car pour recruter il faut du killer content, a-t-il décrit, « nous prenons le + de Paramount+ très sérieusement ». Même si le catalogue a aussi son importance, les séries avec beaucoup d’épisodes permettant notamment d’entretenir la consommation sur Paramount+ , et ne serait-ce que pour nourrir PlutoTV, a-t-il par ailleurs tenu à préciser.

Le groupe a ainsi annoncé que son investissement dans les contenus DTC (Direct To Consumer) allait progresser à 6Md$ d’ici 2024 (au lieu de 4Md$ dans les précédents plans) par rapport à 2,2Md$ l’an dernier, montant qui comprend la ré-allocation de coûts avec le manque à gagner de la non-vente de programmes. Le groupe a ainsi annoncé qu’à partir de 2024 la totalité des films cinéma de Paramount Pictures iront sur Paramount+, alors qu’ils étaient auparavant diffusés notamment sur la chaîne premium du groupe MGM, Epix, avec qui existait un accord. Paramount demeure handicapé par le fait que beaucoup de ses séries sont sur d’autres plateformes, la stratégie d’avant lancement de Paramount+ était en effet de vendre les droits au plus offrant, et ce n’est petit à petit que les droits rentrent au bercail.

Halo, première grosse production originale de Paramount+

« Nous allons avoir des franchises iconiques qui vont se lancer directement sur Paramount+, comme en mars, Halo a indiqué Tanya Gilles, Chief content, signalant une hausse de 30% du volume de la production cette année. Halo (la photo en ouverture d’article) est la série événement de la plateforme, adaptée du jeu vidéo éponyme actuellement numéro un aux États-Unis. « Nous sommes tellement ravis de la season 1 que nous avons déjà lancé la production de la saison 2 » a-t-elle ajouté.

Bob Bakish a décrit un modèle pour le groupe mixant télévision linéaire, sorties salle, et streaming, les trois se nourrissant les uns les l’autres, un groupe présent dans tous les genres de programmes (y compris les sports et l’info) et visant toutes les cibles. Rappelons que parmi les chaînes appartenant à ViacomCBS se trouvent , entre autres,  le network CBS,  la chaîne premium Showtime, Paramount Network, les chaînes pour enfants Nickelodeon et musicales, MTV, ainsi que Comedy Central, et un certain nombre de chaînes à l’international comme Network 10 en Australie, Telefe en Argentine et Channel 5 en Angleterre. 

Décliner et développer davantage de franchises

Tanya Gilles a cité en exemple la stratégie développée avec succès autour de 1883, dont le premier épisode fut lancé à l’antenne sur la chaîne Paramount Network en lead-in de la série à succès Yellowstone qui est sa suite, et le même jour sur Paramount+ «c’est à dire un dimanche, le jour où l’audience est la plus assidue sur le service » a-t-elle commenté.  «Nous avons mis le paquet en cherchant à capitaliser sur le gratuit et le payant. Ce n’est qu’un exemple de programmation, nous n’en sommes qu’au début ». 

Le groupe cherche beaucoup, comme le fait aussi Disney,  à décliner et exploiter au mieux ses marques et leurs univers. Yellowstone (dont le groupe n’a pas encore récupéré les droits streaming toujours sur Peacock)  a ainsi non seulement donné lieu à une préquelle, mais aussi bientôt à une suite, 1932 (l’histoire des enfants).

« Les franchises sont notre avenir et Paramount+ sera la maison des plus belles d’entre elles» a commenté Brian Robbins, Chief content officer, movies, kids & family. Ce dernier a insisté sur l’aspect crucial des films cinéma. « En plus d’être un succès au box office, A Quiet Place II fut le film le plus recruteur pour la plateforme, tandis que Paw Patrol (sorti simultanément en salle et sur Paramount+), est le film ayant enregistré le plus de streams depuis le début »a-t-il illustré. A Quiet Place III est en route.

Transformers sur tous les fronts, retour de Bob l’éponge, Dora, Sonic, Beavis & Butt-Head..

La franchise Transformers va être relancée sur tous les supports en live action et en animation. Outre la sortie salle en 2023 du dernier opus live action Transformers, The Rise of The Beasts, premier film d’une série de trois, une série d’animation Transformers Earthpark sortira à l’automne et un film d’animation en 3D  est prévu pour 2024. Une des franchises phare du groupe, Star Trek n’est bien sur pas en reste, un nouveau film étant notamment en préparation. Tandis que celle de Sonic est aussi actuellement en train de faire des petits. Alors que son second film est prévu en salles fin mars, Sega et Paramount sont en train de développer un troisième opus cinéma, mais aussi une série live action prévue sur Paramount+ en 2023.

Du côté de Nickelodeon Animation, alors que The SpongeBob Movie: Sponge on the Run est sorti directement (à cause de la pandémie) sur la plateforme SVOD fin 2020, trois nouveaux films de Bob l’éponge sont maintenant prévus pour Paramount+, ainsi qu’un autre pour le cinéma. Le groupe annonce aussi le retour de Dora l’exploratrice, avec la production d’une nouvelle série preschool en images de synthèse mais aussi d’une série live action pour les un peu plus grands, toutes deux destinées à Paramount+. 

Plus de production pour les jeunes-adultes

Le groupe entend aussi doubler la production d’animation pour adultes. Paramount+ va récupérer tous les droits d’abord internationaux (cette année) puis US (en 2024) de South Park et ses 300 épisodes, actuellement sur HBOMax, ainsi que plus rapidement ceux de Beavis & Butt-Head (plus de 200 épisodes) qui auront droit à une toute nouvelle série sur Paramount+ en plus d’un film, Beavis and Butt-Head Do the Universe.

Brian Robbins s’est par ailleurs félicité du succès de la sitcom pour ados, iCarly (nouvelle version d’une ancienne série) sur Paramount+ ainsi que sur les réseaux sociaux, et a annoncé un renforcement de la production à destination des jeunes. Real World, l’émission de MTV précurseur de la télé-réalité, a ainsi été relancée, tandis qu’All Star Shore mettra en compétition 14 stars de la télé-réalité venant de plusieurs pays, et que Paramount+ a récupèré les droits de Ink Master, relançant le concours de tatouages pour une nouvelle saison.

Synergies linéaires

Par ailleurs, représentatif de synergies sur des programmes toujours à l’antenne des chaînes linéaires, le jeu d’aventure de télé-réalité de MTV The Challenge va se décliner sur le network CBS pour commencer, ainsi que sur trois chaînes du groupe à l’international (Australie, Argentine, Angleterre), les gagnants concourant en une saison spéciale internationale,  War of the Worlds, diffusée sur Paramount+.  

Côté séries, Paramount+ a également permis de renouveler avec succès la série Evil du network CBS qui autrement aurait été annulée, de même qu’une autre série CBS, Seal Team, qui donnera même lieu à un film réservé à Paramount+. D’autres séries CBS sont par ailleurs co-diffusées sur Paramount+, comme Ghost, numéro un des nouvelles comédies et sur l’un et sur l’autre diffuseur, a indiqué le groupe. 

La bourse septique malgré de bons résultats en 2021

Le groupe a affiché de plutôt bons résultats au quatrième trimestre ainsi que pour l’année 2021, avec un chiffre d’affaires en hausse de 13% à 28,6Md$, toutes les activités progressant plus ou moins. Le streaming fait plus de doubler ses revenus dépassant les 4 Md$ en 2021, les abonnements représentant plus de la moitié de ce chiffre, tandis que PlutoTV voit son CA bondir de 88% à 1,1Md$.

Paramount a annoncé un changement de présentation dans ses comptes en 2022 pour mieux rendre compte de l’activité DTC qui sera présentée séparément, sans la video à la demande. Selon la nouvelle méthode, les revenus du DTC 2021 sont de 3,3Md$ (+83%) avec une perte opérationnelle OIBDA (operating income before depreciation and amortization) de 1Md$. Les deux autres poles sont TV Media regroupant les chaînes TV qu’elle soient hertziennes ou câble (auparavant séparées), et Filmed Entertainment pour le cinéma (Paramount Pictures et Nickelodeon Studio). Le groupe a insisté sur la profitabilité de son pole media TV, ultra dominant avec un chiffre d’affaires de 22,7Md$ en hausse de 8% et un résultat opérationnel OIBDA de 5,9Md$, mais qui n’est lui en hausse que de 1%. Le groupe a également souligné avoir beaucoup réduit sa dette, passée de 18 Md$ en 2019 à 11 Md$ fin 2021.

Malgré les bons résultats, le gain par action au 4ème trimestre fut moindre que celui qui était attendu, et la bourse ne semble pas avoir été totalement convaincue non plus par la présentation, l’action étant en baisse le lendemain. Plusieurs publications analysent qu’avec ses 53 millions d’abonnés, le groupe demeure encore bien loin de ses concurrents Disney et ses 130 millions et de Netflix avec ses 222 millions, et s’inquiètent de l’érosion d’audience des medias traditionnels. Bloomberg analyse qu’après avoir poussé durant des années les médias traditionnels à investir dans le streaming, la bourse n’est plus tellement sure de ce qu’elle veut elle-même, ayant maintenant envie de retours sur investissements alors que le streaming est un investissement à long terme. C’est poussé par Wall Street, que ViacomCBS a changé de stratégie et décidé d’investir dans le streaming, son cours ayant chuté avant ça très bas en 2020. Il est ensuite monté en flèche en 2021 au lancement de Paramount +, même s’il redescendit aussi vite quand l’entreprise annonça vendre pour 3Md$ de parts afin de financer l’opération. Ces derniers temps le marché se montre moins enthousiaste, le cours de Netflix a baissé récemment à l’annonce de moindre prévisions de recrutements, tandis que si l’action de Disney a remonté, c’est plus à cause de la réouverture de ses parcs d’attraction, analyse Bloomberg.

Résultats 2021 du groupe ViacomCBS, renommé Paramount Global

2020 (Md$)2021 (Md$)+/-
Chiffre d’affaires25,28528,58613%
dont publicité (hors streaming) 8,333 9,26711%
dont affiliés 8,023 8,394 5%
dont streaming 2,561 4,19364 %
y compris publicité 1,418 2,14551%
y compris abonnements 1,143 2,04879%
dont salles 0,180 0,24134 %
dont licensing et autres 6,188 6,491 5%
Résultat opérationnel 4,139 6,29752 %
Source Paramount

Accord Canal+ : les films Paramount en première fenêtre grâce à la nouvelle chronologie

L’accord de Paramount Global avec Canal+ va permettre au groupe de lancer Paramount+ dans l’offre de Canal+ CinéSéries, qui a déjà ses abonnés (le communiqué ne précisant pas si les prix resteront fixes ou seront augmentés), et il sera également possible de s’abonner à Paramount+ seul, en téléchargeant directement la Paramount+ App , en OTT et via les téléviseurs connectés. Parmi les séries qui seront disponibles sur Paramount+ au moment de son lancement en France, The Offer qui est l’histoire du making off du film Le Parrain , les séries The Man Who Fell to Earth, The First Lady, Grease: Rise of the Pink Ladies et Fatal Attraction. Par ailleurs, le partenariat avec Canal+ ne se contente pas de porter sur la distribution de Paramount+. Canal+ récupère en distribution neuf chaînes de Paramount: Nickelodeon, Nickelodeon Junior, Nickelodeon Teen, MTV, Paramount Channel, Game One, J-One, BET, et Comedy Central pour les intégrer à ses offres. Enfin et surtout,  la chaîne payante française accède à la première diffusion d’une sélection de séries Showtime (dont Yellowjackets, Super Pumped and Your Honor 2), ainsi qu’à tous les films Paramount dont Top Gun Maverick et Scream, « Ils seront diffusés sur Canal+ six mois après leur sortie salle dans le cadre de la nouvelle chronologie des médias, avant de rejoindre Paramount+ en France », indique le communiqué de presse. Canal+ pourra aussi bénéficier de la série événement Halo avant que Paramount+ ne soit lancé. 

Objectif de 50 séries commandées à l’international pour Paramount+ en 2022

Paramount+ a annoncé six séries internationales qui vont être lancées dans les pays où le service est actuellement, c’est à dire en Amérique latine, au Canada et en Australie. Paramount+ s’est engagé à lancer en production 50 projets internationaux en 2022. Parmi les premières ont trouve donc :

  • A Gentleman in Moscow (Royaume-Uni) basé sur le best-seller d’Amor Towle
  • Sexy Beast (Royaume-Uni) Série prequel du film culte éponyme, avec comme showrunner Michael Caleo (The Sopranos).
  • Simon Beckett’s The Chemistry of Death (Allemagne) thriller basé sur le livre de Simon Beckett
  • Los Enviados (The Envoys) – Season 2 (Mexique) séries à suspens sur deux prêtres enquêtant sur un miracle inexpliqué.
  • Cecilia – Season 2 (Mexique)
  • Yonder (Corée du Sud) : série futuristique, un homme reçoit un message de sa femme décédée, l’invitant dans un espace inconnu appelé Younder. Produit dans le cadre du partenariat stratégique avec CJ ENM

Lectures complémentaires